Manifestement, «De Lastige Bruggeling» dérange. Ça tombe bien, c'est le but!
door duende [ e-mail: | Telefoon: | adres: ]
op Saturday, Mar. 20, 2004 at 2:29 PM
Dans les années 70, «De Lastige Bruggeling» était un mensuel brugeois alternatif. Prenant le relais là où la presse traditionnelle ne se montrait pas à la hauteur, il passait au crible et parfois au vitriol la politique locale. Plus de 20 ans après sa disparition, ce projet renaît de ses cendres.
«De Lastige
Bruggeling» est de retour et veut le faire
savoir. Pour renforcer la démocratie
à l'échelon local et combler le fossé qui
sépare les citoyens et les pouvoirs publics, cette
publication alternative indépendante veut fournir une
information documentée sur tout ce que les responsables
politiques brugeois préféreraient voir passer sous
silence.
Présentation
du «Lastige
Bruggeling» en néerlandais: AVI at 2.0
mebibytes
Pour lancer le
premier numéro du nouveau «De Lastige Bruggeling»,
l'équipe
éditoriale avait choisi d'ouvrir un squat dans un lieu
emblématique: l'ancien Cactus, qui était autrefois un
café et une salle de concerts. La
décision de squatter ce bâtiment, vide depuis une petite
dizaine d'années, n'était pas seulement une
réaction au prix prohibitif des logements et des salles à
Bruges. Il y a quelques mois, le Cactus, qui s'était depuis
longtemps installé ailleurs et était le principal lieu de
sortie pour les jeunes dans le centre-ville, a dû
déménager vers la périphérie. Et tant pis
pour les jeunes non motorisés! Les pouvoirs publics brugeois se
soucient plus d'attirer les touristes que d'offrir aux jeunes un lieu
accessible pour faire la fête.
Comme
prévu, le squat a été ouvert en fin
d'après-midi. Une
fête devait avoir lieu avec musique live:
klezmer, ska, punk et hip-hop. Mais la police s'est invitée. La
fête n'a pas eu lieu. Les policiers ont investi le bâtiment
et ont arrêté toutes les personnes présentes. Selon
des témoins, l'intervention a été
particulièrement brutale. Comme lors de l'éviction
du Lappersfort il y a un an et demi, la police serait intervenue
avec une violence totalement injustifiée.
Les dizaines de
personnes arrêtées font
toutes l'objet d'une arrestation administrative. Elles ont
été emmenées au stade Olympia, où des
activistes sont
venus les soutenir en organisant une manifestation bruyante. Quatre des
manifestants ont à leur tour été
arrêtés.

Le premier numéro du «Lastige Bruggeling»,
distribué gratuitement à
Bruges, a été tiré à 4000 exemplaires. Il
présente un dossier sur le crématorium de Bruges et
sur les magouilles qui l'entourent. Que ça plaise ou pas,
«De
Lastige Bruggeling» n'a pas
fini de faire parler de lui...
Correction et précisions au sujet de l'intervention de la police
door Wouwie (traduction duende) [ e-mail: | Telefoon: | adres: ]
op Sunday, Mar. 21, 2004 at 6:08 AM
Les personnes qui étaient présentes dans le squat n'ont
pas toutes été arrêtées. En revanche, il y a
encore eu des arrestations après l'évacuation du squat.
Voici une traduction de l'article «fascistisch
Politieoptreden bij Lastige Bruggelingen», de Wouwie
Samedi soir vers 19h, une cinquantaine de policiers
fédéraux en tenue anti-émeute ont fait irruption
dans le squat. À ce moment-là, la première
représentation avait déjà commencé.
Presque toutes les personnes qui se
trouvaient au rez-de-chaussée ont été brutalement
menottées, puis traînées à
l'extérieur.
De nombreuses personnes se trouvaient également au 1er et au 2e
étages, et elles ont également été
poussées dehors sans ménagement... Quatorze personnes ont
été arrêtées et emmenées au stade Jan
Breydel à Sint-Andries, où il y avait un match de
football. Elles ont été enfermées jusqu'à
23h environ dans des «cellules» froides et humides.
Six personnes se sont rendues
directement au stade pour prendre en charge les squatteurs à
leur libération. Les flics n'ont pas apprécié
l'initiative et ont encore arrêté 4 de ces personnes.
Six des squatteurs arrêtés
N'ont PAS été libérés à 23h et ont
été emmenés au bureau de la Hauwerstraat.
Là, le reste des participantEs (une quarantaine) s'est
rassemblé pour attendre la libération de ces 6 personnes.
Une des 6 personnes concernées a
été libérée à Dudzele (?ce n'est pas
certain?) et une autre allait être libérée à
Zedelgem (ces deux endroits se trouvent à une dizaine de
kilomètres de Bruges). Les autres activistes sont parvenus
à empêcher cette dernière brimade en organisant un
sit-in devant la porte du garage des flics.
Vers 1h, plusieurs voitures de
patrouille ont commencé à se rassembler sur la place
«het zand». De là, elles ont commencé
à poursuivre férocement tous les activistes qui se
trouvaient à proximité du bureau de police. Une dizaine
de personnes ont encore été arrêtées pendant
12h. Pendant leur séjour dans les cellules de la Houwerstraat,
elles ont été laissées à leur sort.
Personne ne pouvait aller aux toilettes, et ce pendant des heures.
Vers midi, tout le monde était
libre. Une personne a reçu l'ordre de quitter le territoire dans
les 48 heures.
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