A Bruges, il n'y a pas
de
quoi faire la fête...
malgré toutes les bonnes résolutions du Groengordelfront.
Il y a tout juste un an que les
fédéraux délogaient les occupants du bois du
Lappersfort
de leurs cabanes dans les arbres; brutalement, inutilement et dans un
déploiement spectaculaire de forces.
Nos impôts doivent bien servir à quelque chose.
À Genk, 3000 personnes perdent leur
emploi;
Ford aujourd'hui, Renault hier, des multinationales qui, avec les
responsables politiques influents qu'elles appuient, décident de
ma croûte et de la vôtre. Elles déterminent de plus
en plus mon individualité, elles dirigent mon moi et le
vôtre.
Il y a un an, les activistes, les désobéissants civils
était expulsés par la manière forte du bois du
Lappersfort à Bruges, un bois laissé à l'abandon
par son propriétaire, la multinationale Fabricom, qui le gardait
comme une «poire pour la soif»; comme une monnaie de
spéculation pour les responsables politiques aimables,
prêts à collaborer, pour les bourgmestres. Vanmaele alors,
Moenart aujourd'hui.
Partout dans la ville, dans la province, dans la région, dans le
pays et à l'étranger, les gens veulent que ce bois soit
acquis par les pouvoirs publics. Mais non, après d'innombrables
marques de sympathie, le bois n'a TOUJOURS pas été acquis.
Fabricom, oui monsieur Moenaert, une soeur d'Electrabel,
a eu ses négociations. Une somme rondelette a été
avancée; plus que ce
que la spéculation immobilière peut rapporter. Mais non,
«notre
bourgmestre à tous» voudrait un petit quelque chose en
plus. Non, non,
pas un siège aux côtés des soeurs d'Electrabel, il
en a déjà un; il
voudrait entendre que si le bourgmestre de Bruges donne son feu vert,
la vente se fera.
Hé oui, le renard Moenaert à l'oeuvre.
Pour qui ou pour quoi en a-t-il besoin, le bourgmestre de tous les
Brugeois? Emploi, terrain industriel? Pour qui ou quelle
multinationale? De l'emploi dans des entreprises locales
respectueuses du personnel et à taille humaine oui, sur des
terrains
industriels DÉJÀ déboisés, mais pas
défricher une fois de plus un bois
existant. Ou a-t-il besoin de ce bois, le bois du Lappersfort, comme
monnaie d'échange pour son projet de prestige, le zoning
industriel
dans la zone de la Chartreuse? Vous le bois, moi la Chartreuse. Chaque
Brugeois est d'accord, l'emploi est important, nous - bourgmestre -
vous donnons du vert, donc ne soyez pas puérils et ne vous
effondrez
pas pour cette zone forestière négligeable.
Non, nous ne nous effondrons pas, et certainement pas comme les verts,
nous ne nous effondrons pas devant le pouvoir, le prestige, l'argent et
le statut... et/ou les mensonges.
Le temps venu, nous fondrons sur ces bastions qui
essaient de faire
s'écrouler ce dernier espace de caractère, libres
citoyens de Bruges.
Il y a déjà le Groengordelfront.
5000 personnes à la grande manifestation,... Il y a de la vie
parmi vos Brugeois, Moenaert, il y a de la vie.
Beaucoup deviennent des Brugeois importuns. Ils ne sont plus
prêts à accepter les atermoiements, la pommade, les belles
paroles et les vagues promesses.
À la dernière visite du Groengordelfront
et de l'asbl Groen, Steve
Stevaert, le président du sp.a, a
qualifié le bois du Lappersfort de symbole.
Pour nous, c'est un tournant, plutôt avec un bourgmestre qui
connaît ses citoyens. Il était une fois des Brugeois
importuns et...
tu entendras encore parler de nous.
het bosviooltje (la violette des bois)
Il est toujours possible d'aller faire un tour dans
le bois, peut-être que tu m'y verras...
Sois calme et respectueux de ce que nous sommes.
Tu peux toujours témoigner si tu sais quelque chose... mon
ordinateur reçoit aussi tes messages.
bisous
p.s.
les soeurs sont : Groengordelfront, Uitgezonderd, BBruggelingen, de
duurzamen, natuurpunt, jnm, la tranquillité et toi aussi si tu
veux