En Flandre-Occidentale aussi, on remarque que l'économie va mal.
Les membres du personnel de la division de Poperinghe de European Clothing Group (ECG) ont probablement
perdu leur emploi. 51 personnes sont concernées. Hier, la direction
a annoncé qu'un licenciement collectif avait été demandé.
Des dizaines de travailleurs ont déjà été mis
à la porte. Ça s'est fait petit à petit.
Le personnel n'annonce aucune action, parce qu'il a reçu
la promesse qu'une partie des activités du groupe ECG resterait à
Poperinge. Une dizaine ou une quinzaine d'ouvriers et d'employés pourraient
peut-être garder leur emploi.
L'entreprise quitte Poperinghe pour la Lituanie, où
les salaires sont beaucoup plus bas et où l'entreprise peut donc faire
plus de bénéfices. C'est la division confection qui déménage.
Avec E5-mode Sint-Niklaas,
ECG appartient au groupe SCF, coté en bourse. Le groupe ECG a des
activités non seulement en Lituanie, mais aussi en Biélorussie,
où il emploie 3 500 personnes. En Lituanie, il occupe 350 personnes.
La direction de l'entreprise invoque la pression sur les
prix. Dans les grandes chaînes de magasins, les gens veulent acheter
leurs vêtements au prix le plus bas. L'entreprise doit donc écraser
ses prix. Une des manières d'y parvenir est de réaliser des
économies sur les frais de personnel en payant des salaires inférieurs.
L'année dernière, l'entreprise a réalisé
un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros.